Les États-Unis et le Japon ont signé, ce mardi 28 octobre à Tokyo, un accord-cadre visant à sécuriser leurs approvisionnements en terres rares et minéraux critiques. Ces matériaux, indispensables aux technologies de pointe — batteries, semi-conducteurs, éoliennes ou véhicules électriques —, sont devenus un enjeu géopolitique majeur alors que la Chine renforce ses restrictions à l’exportation.
Le document, publié par la Maison Blanche, a été signé conjointement par le président américain Donald Trump et la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. Il prévoit une coopération renforcée dans l’extraction, le traitement et la recherche de nouvelles sources de minerais stratégiques. Washington et Tokyo s’engagent également à mobiliser des capitaux conjoints pour soutenir les projets prioritaires dans leurs territoires respectifs.
Réduire la dépendance à la Chine
L’accord intervient dans un contexte de rivalité économique et technologique croissante avec Pékin, qui domine actuellement plus de 60 % du raffinage mondial des terres rares.
Les deux puissances souhaitent ainsi diversifier leurs chaînes d’approvisionnement et renforcer leur autonomie industrielle face aux risques de tensions commerciales.
En marge de la signature, Donald Trump a salué un partenariat « au plus haut niveau » entre les deux nations, soulignant que les États-Unis restent « le premier allié stratégique du Japon dans la région indo-pacifique ».
Une tournée asiatique à forte portée symbolique
Tokyo constitue la deuxième étape de la tournée asiatique du président américain, après la Malaisie et avant la Corée du Sud, où il doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping.
Cette rencontre, prévue jeudi, pourrait déboucher sur un compromis commercial historique entre Washington et Pékin, sur fond de tensions autour des exportations technologiques et de la suprématie industrielle dans les secteurs critiques.
