Les relations diplomatiques entre la Guinée équatoriale et la France connaissent un nouvel épisode de tension. Le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a accusé Paris de mener une « politique de harcèlement systématique » visant à déstabiliser son pays. Cette réaction intervient après la nomination d’Alfredo Okenve, militant des droits humains exilé en Espagne, au prix franco-allemand des droits de l’homme.
Sur le réseau social X, le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a vivement critiqué cette décision, estimant que la France « récompense les instigateurs de haine ». Pour le pouvoir équato-guinéen, Alfredo Okenve, connu pour son engagement contre la corruption et les violations des droits humains, est considéré comme un « traître ».
Un contexte diplomatique déjà tendu
Cette sortie virulente survient dans un climat diplomatique marqué par les séquelles de l’affaire des “biens mal acquis”, au cœur de laquelle le vice-président avait été condamné en France. Un immeuble de luxe à Paris, d’une valeur estimée à 100 millions d’euros, avait été saisi par la justice française.
Depuis, Malabo accuse Paris de s’ingérer dans ses affaires internes.
Parallèlement, Teodoro Nguema Obiang Mangue fait toujours face à des poursuites judiciaires pour corruption et blanchiment d’argent aux États-Unis, au Brésil et en Afrique du Sud. Ces accusations renforcent la perception d’un bras de fer diplomatique entre la France et l’un des régimes les plus autoritaires du continent africain.
