Kiev n’a pas ralenti son offensive.
Malgré le refus du président américain Donald Trump de livrer des missiles Tomahawk à longue portée à l’Ukraine, Volodymyr Zelensky poursuit les frappes ciblées contre les positions russes, tant sur le territoire occupé que sur le sol de la Fédération de Russie.
Lors de sa visite à la Maison Blanche, le président ukrainien n’a pas obtenu le feu vert espéré de Washington. Mais à Kiev, la détermination reste intacte. Ces derniers jours, l’armée ukrainienne a revendiqué plusieurs frappes spectaculaires contre des infrastructures militaires et énergétiques russes.
Frappes en Crimée et sur le territoire russe
L’une des plus récentes opérations a visé une station radar russe installée sur l’aérodrome de Dzhankoï, en Crimée occupée. Un système de détection de pointe a été détruit, selon les services de renseignement ukrainiens, qui affirment poursuivre la « démilitarisation » de la péninsule annexée par Moscou en 2014.
Plus au nord, dans la région d’Orenbourg, l’Ukraine a revendiqué une attaque sur la plus grande usine de production gazière du monde, entraînant la suspension temporaire des importations de gaz depuis le Kazakhstan. Une raffinerie de pétrole à Samara aurait également été frappée, selon des sources concordantes citées par la presse ukrainienne.
Kiev cible les infrastructures vitales russes
Ces frappes marquent une nouvelle phase du conflit : l’Ukraine frappe désormais au cœur de l’économie de guerre russe, en riposte aux bombardements quotidiens de Moscou sur ses infrastructures énergétiques et ferroviaires.
« L’objectif est de priver la Russie de ses capacités logistiques et énergétiques », a déclaré un haut responsable militaire ukrainien sous couvert d’anonymat.
Diplomatie en mouvement autour d’un sommet à Budapest
Sur le plan diplomatique, les échanges se multiplient. Sergueï Lavrov et Marco Rubio, les chefs des diplomaties russe et américaine, se sont entretenus par téléphone ce lundi 20 octobre, en préparation d’un sommet à Budapest entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait savoir qu’il participerait volontiers à cette rencontre « s’il y est invité ».
De son côté, le président français Emmanuel Macron a estimé que « les Ukrainiens et les Européens devraient être autour de la table », soulignant la nécessité d’une approche inclusive pour toute discussion sur la paix.
