Cambriolage au Louvre : les bijoux de Napoléon volés, mais invendables selon les experts

Un casse d’une précision redoutable s’est déroulé dimanche 19 octobre au matin au musée du Louvre, à Paris. En à peine sept minutes, quatre cambrioleurs ont réussi à s’emparer de huit joyaux de la couronne de France, parmi lesquels des pièces ayant appartenu à Napoléon et à l’impératrice Eugénie. Utilisant un monte-charge depuis le quai François-Mitterrand, côté Seine, les malfaiteurs se sont enfuis à scooter, abandonnant une partie du butin.

Mais selon les experts, la revente de ces bijoux exceptionnels en l’état est impossible.

Des pièces d’une valeur historique inestimable

Les objets dérobés, décrits comme « d’une valeur patrimoniale inestimable », comptent notamment le diadème d’Eugénie serti de près de 2 000 diamants, et le collier de saphirs de Marie-Amélie, dernière reine de France. Ces bijoux, inscrits dans les inventaires royaux et impériaux, sont donc strictement identifiables et impossibles à écouler sur le marché légal.

Pour plusieurs spécialistes, le vol pourrait répondre à une commande privée, un collectionneur souhaitant conserver secrètement ces pièces historiques.

Des bijoux destinés à être démontés ?

L’hypothèse la plus vraisemblable reste celle d’un démontage des joyaux pour revendre séparément les pierres précieuses.

« Un diamant de taille ancienne peut être retaillé dans une autre forme et revendu », explique Magali Teisseire, experte en joaillerie chez Sotheby’s.
Mais une fois retaillées, ces pierres perdent toute traçabilité.

Le commissaire-priseur Olivier Valmier alerte, de son côté, sur la rapidité avec laquelle l’or des bijoux pourrait être fondu, compte tenu de la flambée des prix : « L’or a atteint cette semaine un record de 120 000 euros le kilo. »

Une enquête d’envergure nationale

Le président Emmanuel Macron a réagi dès dimanche soir sur X (ancien Twitter), promettant que « les œuvres seront retrouvées et les auteurs traduits en justice ».
Une soixantaine d’enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) ont été mobilisés.

Ce vol est le premier recensé au Louvre depuis 1998, année où un tableau de Camille Corot avait disparu sans jamais être retrouvé.

Des précédents tout aussi retentissants

Les cambriolages dans les musées ne sont pas rares et font souvent partie de réseaux hautement organisés.
En 1990, treize œuvres de Rembrandt et Vermeer avaient été volées au musée Isabella-Stewart-Gardner de Boston, un butin toujours introuvable.
En 2002, deux toiles de Van Gogh avaient été dérobées à Amsterdam avant d’être retrouvées quatorze ans plus tard dans une villa appartenant à la mafia napolitaine.
L’Allemagne aussi avait été secouée en 2019 par le vol de 21 bijoux au musée de Dresde, dont trois restent manquants.

Même le Louvre n’en est pas à son premier casse spectaculaire : en 1911, La Joconde avait été volée par un vitrier employé du musée. Le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci n’avait refait surface que deux ans plus tard.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site vous propose des informations fiables, produites par une équipe de rédacteurs engagés au quotidien.

Vous avez été inscrit avec succès ! Oups ! Un problème est survenu, veuillez réessayer.

Contact

contact@infos229.com

Calavi Carrefour Tankpè, Atlantique - Bénin

Copyright © 2025 Infos 229