Des images diffusées ces derniers jours montrent des exécutions publiques attribuées au Hamas, présentées par le groupe comme visant des « collaborateurs » d’Israël — des scènes qui ont choqué l’opinion et ravivé les tensions dans la bande de Gaza. Ces vidéos, relayées par des chaînes proches du mouvement et vérifiées par des médias, attestent d’une recrudescence de violences internes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Face à cette escalade, le président américain Donald Trump a lancé un avertissement sans équivoque : si les exactions se poursuivent, les États-Unis « n’auront pas d’autre choix que d’entrer et de les tuer », a-t-il écrit sur sa plateforme. Cette formulation crude illustre la fermeté de Washington et la fragilité de l’accord de trêve qu’il a contribué à imposer.
La trêve, obtenue récemment après des années de confrontation, visait notamment à réduire les pertes civiles, permettre l’acheminement d’aide et encadrer un désarmement progressif du Hamas. Or, les exécutions filmées en pleine rue et la multiplication des affrontements entre factions locales montrent que le respect des termes de l’accord dépend largement du comportement des acteurs sur le terrain — et que l’accord peut voler en éclats si ces violences persistent.
Pour l’instant, la réponse américaine combine pression diplomatique et menace de recours militaire : hauts-gradés et responsables ont condamné les exécutions et demandé au Hamas de cesser ses pratiques répressives et de se conformer au processus de désarmement. Les craintes d’une reprise des hostilités sont d’autant plus vives que toute intervention extérieure risquerait d’entraîner un regain d’affrontements et d’aggraver la situation humanitaire déjà catastrophique à Gaza.
En définitive, ces événements posent une question cruciale : la paix imposée peut-elle durer si les forces locales poursuivent des logiques de pouvoir et de vendetta ? Tant que les acteurs sur le terrain ne respecteront pas l’accord et que les conditions de protection des civils ne seront pas garanties, la trêve restera précaire — et la menace d’une intervention, brandie depuis Washington, continuera d’alimenter l’incertitude régionale.
Infos 229 — Compte rendu synthétique et vérifié des évolutions en cours.
