Le gouvernement béninois a de nouveau réagi aux tensions persistantes entre citoyens béninois et gabonais, amplifiées ces dernières semaines sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué publié le 24 septembre 2025, l’exécutif appelle à la retenue et au respect mutuel, tout en avertissant que des poursuites judiciaires pourront être engagées contre les auteurs de propos outrageants visant les autorités des deux pays ou incitant à la haine.
Le texte rappelle que les communautés béninoises et gabonaises bénéficient d’une protection réciproque et que les relations entre les deux peuples reposent sur des liens fraternels qu’il convient de préserver. Le gouvernement béninois insiste sur la nécessité d’une communication responsable afin de désamorcer une polémique grandissante.
Cet appel intervient après plusieurs épisodes marqués. Le 14 août, le ministère des Affaires étrangères avait déjà annoncé l’envoi d’une mission chargée de recenser les Béninois désireux de rentrer volontairement au pays, en raison des restrictions économiques prises au Gabon contre les étrangers. Quelques jours plus tard, le 18 août, un second communiqué exhortait les internautes béninois et gabonais à plus de courtoisie dans leurs échanges en ligne, soulignant que la coopération bilatérale demeurait solide.
Sur le plan diplomatique, la crise a été évoquée lors d’une rencontre le 22 août à Yokohama, en marge de la TICAD 9, entre la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, et le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michel Onanga Ndiaye. Ce dernier avait réaffirmé la souveraineté de son pays sur l’organisation économique à Lambaréné, tout en réitérant l’engagement du Gabon à protéger les étrangers sur son sol.
La polémique, née de l’attribution des places au marché central de Lambaréné, a rapidement pris une ampleur diplomatique, attisée par des échanges virulents sur les réseaux sociaux. Face à ces tensions, Cotonou insiste sur la paix, la tolérance et la préservation des relations bilatérales.
