Malgré les défis logistiques et politiques, les élèves de Raqqa ont fait leur rentrée scolaire le 21 septembre 2025 dans une ville administrée par les autorités kurdes du nord-est de la Syrie. Dans des établissements récemment rénovés, comme l’école Ahmed Jassim, les enfants retrouvent le chemin des salles de classe après une année scolaire perturbée par l’afflux de déplacés fuyant les combats.
Pour Mohammed Aliri, responsable éducatif à la mairie de Raqqa, l’organisation repose sur un système de rotations : « Nous organisons deux rotations quotidiennes pour que l’ensemble des enfants de Raqqa puissent se rendre à l’école ». Sur les 64 écoles de la ville, 34 sont désormais opérationnelles pour l’enseignement, les autres accueillant encore une trentaine de familles déplacées.
Au-delà des contraintes matérielles, c’est l’impasse politique entre Damas et les autorités kurdes qui hypothèque l’avenir des élèves. Malgré un accord prévoyant la reconnaissance mutuelle des diplômes et programmes scolaires, les négociations sont au point mort, privant les élèves de Raqqa de toute possibilité de poursuivre des études supérieures dans les universités contrôlées par le gouvernement syrien. Ces fractures éducatives reflètent les divisions profondes qui continuent de déchirer la Syrie.
