En Guinée, plus de six millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dimanche pour se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution. Quatre ans après le renversement de l’ancien président Alpha Condé, ce scrutin est perçu comme une étape décisive dans le processus de transition politique.
Le texte soumis au vote comporte une disposition qui permettrait au général Mamadi Doumbouya, chef de la junte militaire au pouvoir, de briguer la présidence lors de la prochaine élection. Ce point, largement débattu, confère au référendum une portée bien au-delà de la simple réforme institutionnelle.
La campagne s’est déroulée dans un climat dominé par l’appel au « oui », alors que le pouvoir a durci son contrôle de la vie politique. Plus de 50 partis ont été dissous l’an dernier, officiellement pour « assainir l’échiquier politique », et les trois principales formations d’opposition ont été suspendues quelques semaines avant le vote, les empêchant de tenir des rassemblements.
Depuis l’étranger, Cellou Dalein Diallo, figure historique de l’opposition, a dénoncé une « mascarade » destinée, selon lui, à légitimer le coup d’État de 2021. Dans le pays, les bureaux de vote ont fermé à 18 heures, heure locale. La commission électorale doit publier les premiers résultats provisoires lundi, alors que l’attente reste forte et que les regards sont tournés vers l’avenir de la transition guinéenne.
