Bruxelles : protestation contre la destruction de contraceptifs destinés à l’Afrique

Des dizaines de militants pour les droits des femmes se sont rassemblés jeudi près de l’ambassade des États-Unis à Bruxelles pour protester contre les plans potentiels de l’administration Trump visant à détruire des millions de dollars de fournitures contraceptives destinées aux femmes vivant dans des conditions précaires en Afrique.

Ces stocks, estimés à plus de 9 millions de dollars et financés par les contribuables américains, étaient destinés à des femmes vivant dans des zones de conflits ou dans des camps de réfugiés, selon plusieurs sénateurs américains. Les contraceptifs sont actuellement entreposés dans un entrepôt situé à Geel, en Belgique.

Micah Grzywnowicz, directeur régional de la Fédération internationale pour le planning familial, a souligné l’importance vitale de ces approvisionnements, rappelant que cinq pays africains – la République démocratique du Congo, le Kenya, le Mali, la Tanzanie et la Zambie – étaient concernés. En Tanzanie, les fournitures prévues représentaient un tiers des besoins du système de santé national. Ce sont près d’un million et demi de femmes et jeunes filles qui devaient recevoir ces produits essentiels, impactant directement leur santé et leur vie.

Le mois précédent, Tommy Pigott, porte-parole adjoint du département d’État américain, avait précisé qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise quant à la destruction des contraceptifs, et que l’administration réfléchissait toujours à la suite à donner.

Les autorités belges ont engagé des discussions avec les diplomates américains pour tenter d’éviter cette destruction, notamment en suggérant de déplacer les stocks hors de l’entrepôt.

Les défenseurs du planning familial, en Europe comme aux États-Unis, alertent sur les conséquences dramatiques d’une telle mesure : ils estiment que la destruction des contraceptifs pourrait entraîner 362 000 grossesses non désirées et causer la mort de plus de 700 femmes liées à des complications lors de l’accouchement ou de la grossesse.

Ce conflit autour des fournitures de contraception illustre les enjeux humanitaires et politiques que représentent l’accès à la santé reproductive dans des régions fragiles, et mobilise de nombreux acteurs engagés pour la protection des droits des femmes.

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