Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est dit disposé à rencontrer Vladimir Poutine pour discuter directement de la guerre en Ukraine, mais a fixé une limite claire : une telle rencontre ne pourra pas se tenir à Moscou. Cette déclaration intervient alors que le président américain Donald Trump tente de favoriser un cadre de dialogue bilatéral entre Kiev et Moscou. Si les positions restent encore éloignées, cette ouverture pourrait relancer les spéculations sur une éventuelle reprise des discussions diplomatiques.
Zelensky a précisé qu’il acceptait en principe une réunion avec Poutine et Trump « sans condition », tout en écartant l’idée d’une invitation à Moscou, qu’il juge inacceptable et symboliquement trop déséquilibrée. Pour Kiev, l’objectif est de tester la sincérité des initiatives russes tout en évitant toute image de faiblesse. Cette prise de position intervient dans un contexte de stagnation militaire, où aucun progrès significatif n’a été enregistré sur le terrain.
Depuis plusieurs mois, Washington multiplie les tentatives de médiation. Donald Trump a rencontré le dirigeant ukrainien à deux reprises cette année : en février, dans un climat tendu à la Maison-Blanche, puis en août aux côtés de responsables européens. Ces échanges ont permis à Zelensky de rappeler ses lignes rouges, notamment son refus de toute concession territoriale sans garanties solides.
De leur côté, Trump et Poutine s’étaient retrouvés en août à Anchorage, en Alaska, pour un sommet de trois heures. Malgré des déclarations communes, aucune avancée concrète n’avait émergé, ce qui avait conduit Zelensky à considérer que Moscou avait surtout gagné en visibilité internationale. Cette situation met en évidence la difficulté d’asseoir une médiation crédible sans la participation active de l’Ukraine. Plusieurs analystes estiment qu’un accord éventuel ne pourrait être durable que si toutes les parties directement concernées y sont pleinement associées, un principe qui reste au cœur des débats diplomatiques.
