Les électeurs du Malawi se sont rendus aux urnes mardi pour élire leur président, leurs députés et leurs conseillers municipaux. Ce scrutin marque une étape importante, puisqu’il s’agit du premier depuis l’annulation de l’élection présidentielle de 2019, invalidée pour irrégularités et refaite en 2020.
L’élection oppose à nouveau les deux principaux rivaux de 2019. Le président sortant de l’époque, Peter Mutharika, avait initialement été déclaré vainqueur face à Lazarus Chakwera, avant que la justice n’annule le résultat et n’impose un nouveau vote. Ce second scrutin, organisé en 2020, avait permis à M. Chakwera de s’imposer. Ce fut la première fois en Afrique qu’un président en exercice était écarté du pouvoir à la suite d’une décision judiciaire.
Aujourd’hui, Lazarus Chakwera brigue un nouveau mandat, et Peter Mutharika demeure son adversaire principal. Mais la commission électorale, qui avait été critiquée lors des précédents scrutins, est scrutée de près afin de garantir un processus crédible. La controverse a été relancée par le choix de Mutharika de prendre pour colistier l’ancien président de la commission électorale, sévèrement critiqué pour la gestion du vote de 2019.
Le scrutin se déroule sur une seule journée, et les résultats sont attendus dans la semaine suivant la clôture des bureaux. Outre la présidence, les électeurs renouvellent les 229 sièges du Parlement et plus de 500 postes de conseillers municipaux.
La réforme de la loi électorale adoptée en 2020 impose désormais au vainqueur de recueillir plus de 50 % des suffrages. Les observateurs estiment qu’un second tour est probable, ce qui pourrait à nouveau opposer Lazarus Chakwera à Peter Mutharika.
