Lors d’une conférence de presse tenue à Paris le jeudi 3 septembre aux côtés d’Emmanuel Macron, Volodymyr Zelensky a rapporté la vive irritation de Donald Trump face à l’attitude de certains pays européens. Selon le président ukrainien, la Slovaquie et la Hongrie sont particulièrement critiquées pour avoir poursuivi leurs achats de pétrole en provenance de Russie, malgré la guerre en Ukraine et les tensions internationales.
La question énergétique reste au cœur des divisions européennes. Depuis plusieurs décennies, nombre de pays de l’Union européenne dépendent des hydrocarbures russes pour alimenter leurs industries et leurs foyers. Malgré les politiques de diversification mises en place après 2022, certains États continuent de recourir à ces importations pour des raisons économiques et logistiques. Cette dépendance, difficile à rompre, expose aujourd’hui ces capitales aux critiques de leurs alliés.
Selon Zelensky, cette situation complique les efforts de coordination entre Washington et les partenaires européens. Emmanuel Macron a reconnu que l’administration américaine avait exprimé son mécontentement, tout en soulignant que la Slovaquie et la Hongrie avaient avancé des arguments liés à leur proximité géographique avec la Russie et à leurs anciennes relations énergétiques.
Ces choix pèsent directement sur l’action collective menée contre Moscou. Ils illustrent combien l’énergie demeure un levier stratégique majeur, à la fois économique et diplomatique. En maintenant leurs approvisionnements, certains États européens fragilisent l’unité transatlantique et rappellent que la sécurité énergétique du continent reste un défi difficile à résoudre.
