Donald Trump poursuit son vaste remaniement au sommet de l’appareil sécuritaire américain. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, le président a déjà remplacé plusieurs figures clés, dont le général Charles Q. Brown Jr., ex-chef d’état-major interarmées, et l’amirale Lisa Franchetti, qui dirigeait la Marine. Son choix s’est ensuite porté sur le général retraité Dan Caine pour prendre la tête des Joint Chiefs of Staff, confirmant sa volonté de remodeler la hiérarchie militaire.
La vague de changements touche désormais la Defense Intelligence Agency (DIA). Son directeur, le lieutenant-général Jeffrey Kruse, nommé début 2024, a été relevé de ses fonctions. L’information a été confirmée vendredi par une source militaire sous couvert d’anonymat.
La décision intervient sur fond de divergences concernant l’évaluation des frappes américaines menées en juin contre l’Iran. Les analystes de la DIA avaient conclu que les bombardements avaient certes ralenti de plusieurs années le programme nucléaire iranien, mais sans l’anéantir. Un diagnostic jugé trop nuancé par Donald Trump, qui affirme au contraire que les installations visées ont été « totalement détruites ».
Ce décalage entre l’analyse technique des services de renseignement et la communication présidentielle illustre une tension grandissante au cœur du dispositif de sécurité nationale.
