Le Premier ministre libyen, Abdul Hamid Dbeibah, a exprimé une position ferme sur la situation dramatique dans la bande de Gaza, à l’occasion d’une rencontre diplomatique tenue mercredi à Tripoli avec Massad Boulos, conseiller spécial américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient.
Lors de cet échange, le chef du gouvernement d’unité nationale a vivement condamné ce qu’il qualifie de crimes de guerre et de violations graves du droit international humanitaire perpétrés contre les Palestiniens depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas.
Dans un communiqué publié par son cabinet, Dbeibah dénonce une « agression continue » qui a entraîné, selon les chiffres fournis par les autorités sanitaires de Gaza, la mort de plus de 59 000 personnes depuis octobre 2023. Parmi les victimes, une proportion importante serait composée de femmes et d’enfants. Bien que le ministère de la Santé de Gaza ne distingue pas précisément les civils des combattants, l’ONU considère ces données comme les plus fiables disponibles dans le contexte actuel.
Une solidarité exprimée dans un contexte régional tendu
La Libye rejoint ainsi la voix d’une grande partie du monde arabe qui dénonce publiquement les conditions de vie de plus en plus inhumaines imposées à la population civile de Gaza. Le conflit, qui dure depuis plusieurs mois, continue d’alimenter une grave crise humanitaire, marquée par des pénuries alimentaires, des coupures d’électricité et l’effondrement des infrastructures médicales.
Dbeibah a souligné la nécessité d’une réponse coordonnée de la communauté internationale pour faire cesser les violences et ouvrir la voie à une solution politique durable au conflit israélo-palestinien. Il a également rappelé l’attachement de la Libye à la cause palestinienne et au respect des droits légitimes du peuple palestinien, y compris celui d’un État indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale.
Un signal politique au-delà des frontières libyennes
Cette déclaration du Premier ministre libyen s’inscrit dans un contexte régional marqué par des prises de position de plus en plus tranchées sur le conflit à Gaza. Plusieurs gouvernements du Moyen-Orient ont récemment haussé le ton contre les opérations militaires israéliennes, dénonçant l’ampleur des pertes humaines et les conséquences humanitaires de la guerre.
En Libye, cette déclaration pourrait également servir de levier diplomatique pour renforcer les alliances régionales et repositionner Tripoli sur la scène internationale, notamment dans le cadre des discussions en cours sur la stabilité politique du pays et la tenue de futures élections.
Par cette prise de position, le gouvernement libyen affirme sa solidarité avec les Palestiniens et appelle à une désescalade rapide dans la bande de Gaza. Une voix de plus dans le concert des nations appelant à la fin d’un conflit aux conséquences humaines dévastatrices.
