Une bataille diplomatique s’est invitée à la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye, alors qu’Équateur‑Guinée conteste la restitution d’un superbe manoir parisien saisi à Teodoro Obiang Mangue, fils du président. Mardi 15 juillet, Malabo a réclamé des “mesures conservatoires” pour empêcher la vente éventuelle du bien, situé avenue Foch, revendiqué comme propriété d’État .
Le représentant équato-guinéen, Carmelo Nvono‑Nca, a dénoncé une approche “paternaliste, voire néocoloniale” , tandis que la France, par son avocat Diego Colas, a qualifié la requête d’“abusive”, rappelant qu’aucune vente n’était en cours .
Ce luxueux manoir de 106 pièces avait été confisqué en 2020 dans le cadre d’une affaire de corruption, Obiang ayant écopé en 2017 d’une peine avec sursis. La CIJ avait déjà reconnu en 2020 qu’il ne s’agissait pas d’un site diplomatique .
L’audience de juillet 2025 marque donc une nouvelle étape, la requête d’Équateur‑Guinée visant à bloquer toute velléité de vente tant que le fonds de l’affaire n’aura pas été statué. La décision sur cette demande d’urgence sera attendue dans les semaines à venir.
