Levée de l’exportation des vivriers au Bénin : enjeux pour le soja et le cajou

Le gouvernement béninois a récemment suspendu l’interdiction d’exportation de plusieurs produits vivriers, marquant un tournant prometteur pour l’agriculture nationale. Maïs, manioc et igname peuvent désormais s’exporter librement, suscitant un réel engouement auprès des milliers d’agriculteurs concernés.

Objectifs attendus :

  • Revenus augmentés : accès à des marchés aux prix internationaux
  • Investissement agricole : modernisation des exploitations
  • Valorisation des jeunes : renouveau dans les vocations rurales

Selon un porte-parole officiel :

« Nous voulons que nos agriculteurs s’enrichissent. La libre exportation leur permettra de mieux vivre », a-t-il affirmé lors de l’annonce du gouvernement.

⚠️ Le paradoxe du soja et de la noix de cajou

Alors que la mesure réjouit les filières traditionnelles, le soja et la noix de cajou restent soumis à des restrictions. Pourtant, la noix de cajou place le Bénin parmi les leaders africains, et le soja connaît un développement rapide.

Les autorités justifient ces limitations par leur stratégie :

  • Favoriser la transformation locale : emplois industriels, valeur ajoutée sur le sol béninois
  • Éviter l’exportation à perte de filières stratégiques

Cette politique incite la question : export brut ou consolidé ? Le défi est désormais de savoir si la levée sera progressive, s’étendant aux filières soja et noix de cajou, ou partagée, avec un développement structuré du secteur de transformation locale.

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