Nord de la France : un policier de 48 ans retrouvé mort à son domicile, le deuxième suicide en quelques jours à Lille
Un nouveau drame secoue la police nationale. Un fonctionnaire de 48 ans, affecté au commissariat de Lille, a été retrouvé mort à son domicile de Condé-sur-l’Escaut (Nord), selon des sources policières. Ce décès intervient quelques jours seulement après le suicide d’un autre policier âgé de 30 ans, également en poste dans la même région. Ces deux tragédies portent à 17 le nombre de suicides recensés dans les rangs de la police depuis le début de l’année 2025.
Un policier expérimenté, en arrêt maladie
Selon les premiers éléments, le policier, récemment muté au Bureau d’ordre et d’emploi du service d’ordre public, se trouvait en arrêt maladie au moment des faits. Séparé, il ne donnait plus de nouvelles à ses proches ni à ses collègues, qui ont fini par se rendre à son domicile. Ils ont découvert son corps sans vie vers 14 heures.
L’homme avait auparavant servi au sein de la brigade motorisée, avant de rejoindre son nouveau service. Aucune lettre n’aurait été retrouvée sur place, et les circonstances exactes de sa mort font actuellement l’objet d’une enquête ouverte par le parquet.
Un climat de sidération dans les commissariats
À Lille, la nouvelle a provoqué une onde de choc parmi les effectifs déjà éprouvés par la disparition récente d’un gardien de la paix de 30 ans. Plusieurs collègues ont exprimé leur incompréhension face à ces drames successifs, affirmant n’avoir décelé aucun signe avant-coureur.
Les syndicats policiers dénoncent depuis plusieurs années un mal-être profond au sein des forces de l’ordre, lié à la pression du métier, à la fatigue accumulée et à un accompagnement psychologique jugé insuffisant.
Le malaise policier au cœur du débat
Ces deux suicides ravivent les interrogations sur les conditions de travail et le dispositif de prévention du risque suicidaire au sein de la police nationale. Malgré plusieurs plans d’action annoncés par le ministère de l’Intérieur depuis 2019, les drames continuent de se multiplier.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités sur d’éventuelles nouvelles mesures de soutien psychologique ou d’encadrement renforcé des agents.
